Publié le mercredi 11 février 2009

Papineau et les plaines d’Abraham

11 02 2009

Papineau et les plaines d’Abraham

Celle à laquelle je m’associerais n’aurait en vue que de célébrer la plus pure des vertus sociales, l’amour désintéressé de la patrie, jusqu’à la mort, non la gloire des conquérants.

Yves Beauchemin
Le Devoir (opinions)
mercredi 11 février 2009

L’histoire éclaire souvent l’actualité. En 1854, la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec organise une grande fête pour inaugurer le monument aux morts de 1759-60 sur les plaines d’Abraham. Elle invite à la célébration Louis-Joseph Papineau, le chef de l’Insurrection des Patriotes de 1837 et l’homme politique québécois le plus important du XIXe siècle. Il refuse dans une lettre envoyée à Philippe-Jacques Jolicoeur, secrétaire de la société, datée du 1er mai 1854. Sa réponse pourrait servir à alimenter les raisons qu’on a aujourd’hui de refuser d’honorer les conquérants par bonententisme, ferveur unitariste canadienne et autres calculs politiques. Elle nous permet, en tout cas, de deviner avec une raisonnable précision la position qu’il aurait prise dans le débat actuel sur la commémoration du 250e anniversaire de la défaite des plaines d’Abraham. Voici cette lettre :

Petite-Nation, 1er mai 1854

Monsieur,

[...] j’accepte avec reconnaissance l’honneur que me fait la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec en m’invitant à porter les coins du poêle qui couvrira les restes de ceux des braves qui tombèrent « victimes de leur dévouement à la plus saine des causes », de ceux de ces héroïques défenseurs de la patrie, Français et Canadiens qui luttèrent si glorieusement contre l’invasion étrangère, et à la mémoire desquels on propose d’élever un monument, dans le lieu où seront déposées leurs reliques vénérées. [...]

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Tournée d'Amir partout au Québec !

11 02 2009

Tournée d'Amir partout au Québec !

Amir sur affiche orange: est-ce à nous de payer pour leur crise? 20 propositions.Amir Khadir rencontre les gens du Québec pour parler de la crise financière et des solutions pour en sortir. Venez le rencontrer et discuter avec lui.

Québec solidaire a 20 propositions à présenter pour atténuer les effets de cette crise sur les travailleuses et les travailleurs et mettre le Québec à l’écart d’une économie casino qui joue avec nos retraites et nos emplois. Notre plan est crédible et solide : nous sommes le seul parti à chiffrer autant les dépenses et les investissements que les sources de financement de notre plan. Au cours des deux prochaines années, nous estimons que c’est possible de s’en sortir.

Venez en parler avec le député de Québec solidaire, bienvenue à toutes et à tous.

SORTIR DE LA CRISE : PARTOUT AU QUÉBEC !
du 10 février au 14 mars

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Une enquête publique s’impose !

11 02 2009

Crise à la Caisse de dépôt et de placement
Une enquête publique s’impose !

mardi 10 février 2009, par Bernard Rioux

La Caisse de dépôt et placement aurait perdu 38 milliards de dollars sur les 155 milliards d’avoirs nets de ses déposants fin 2007. Ces milliards sont partis en fumée dans la dernière année, soit une perte de 25%. Cela représente une perte sur papier de presque 5000 $ par Québécois-e. D’où viennent ces pertes ? De la spéculation, de l’achat de titres douteux, de ses investissements dans le papier commercial adossé à des actifs non bancaires.

Comme l’a souligné Amir Khadir, député de Mercier de Québec solidaire : ces pertes anticipées résultent directement de l’orientation donnée par le gouvernement Charest à la Caisse vers le profit maximal à court terme.

Le gouvernement Charest s’en lave les mains !

Au nom du secret commercial et bancaire, le gouvernement Charest se pose comme le défenseur de l’autonomie de la Caisse. Il faudrait éviter toute ingérence politique. Il a répété ce type d’allégation durant tout l’automne 2008 à l’Assemblée nationale et il a continué à refuser le contrôle de l’État sur les spéculateurs durant la campagne électorale. Et pourtant, la Caisse de dépôt n’y est pas allée avec le dos de la cuillère. En effet, l’organisme détient 13 milliards de dollars dans les PCAA, soit quelque 35 pour cent de tous les PCAA en circulation au Canada.

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